Les appartements les plus chers vendus à Jérusalem en 2025
Prix records de l’immobilier, quartiers premium et analyse investisseur
En 2025, Jérusalem s’est imposée comme l’un des marchés les plus “résistants” du haut de gamme en Israël : quand l’offre est ultra-limitée et que la demande vise des actifs impossibles à reproduire (vue, patrimoine, emplacement), les prix continuent de battre des records. Les transactions les plus chères observées cette année-là ne racontent pas seulement des montants spectaculaires : elles dessinent une carte très précise des quartiers premium, des produits recherchés (duplex, penthouses, résidences avec services) et des profils d’acheteurs capables d’absorber des tickets à plusieurs dizaines de millions de shekels. Source
Ce que révèle 2025 sur le luxe immobilier à Jérusalem : rareté, vues et “produit international”
Le point commun des plus grosses ventes à Jérusalem en 2025 est simple : ce sont des actifs rares, au sens strict. Rare par l’adresse (Talbiyeh), rare par la surface (près de 300 à 450 m²), rare par l’expérience (services, prestations proches d’un hôtel), rare par la vue (murailles de la Vieille Ville). C’est exactement ce type de combinaison qui attire une demande internationale et “déconnectée” du marché de masse.
En parallèle, la ville reste traversée par un débat structurel : l’existence d’appartements détenus et occupés de façon intermittente, dans des zones chères du centre et de la ville historique, et la difficulté à mesurer précisément ce phénomène. Pour un investisseur, c’est un sujet à surveiller car il peut influencer la réglementation, l’acceptabilité locale et, à terme, la fiscalité ou les conditions d’exploitation (location, occupation).
Les ventes les plus chères à Jérusalem en 2025 (prix et surfaces connus)
1) Talbiyeh : propriété rue Hovevei Zion — 78 897 000 NIS (650 m²)
Le sommet 2025 se situe à Talbiyeh : une propriété historique sur Hovevei Zion Street a été vendue pour 78 897 000 NIS, pour une surface de 650 m² (sur une parcelle d’environ 860 m² selon la description). Au-delà du prix, c’est un signal de marché : sur Jérusalem, le patrimoine premium (et ses adresses les plus symboliques) fonctionne comme une classe d’actifs à part, avec une logique de “trophy asset” plus proche de l’art ou de l’hôtellerie ultra-luxe que de l’appartement familial classique.
2) Centre de Jérusalem : duplex du projet “THE INDEPENDENCE” (près d’Independence Park) — 46 500 000 NIS (294 m²)
Deuxième transaction phare : un duplex dans un projet premium proche d’Independence Park, vendu 46,5 M NIS pour 294 m². Le bien est décrit avec des plafonds très hauts (environ 6 mètres) et des vues sur les murs de la Vieille Ville — deux critères qui, dans le luxe, créent une prime durable.
Pourquoi ce type de duplex “performe”
Ce n’est pas seulement une question de surface. Dans le segment ultra-luxe, la valeur se construit sur l’expérience : vues iconiques, rareté de l’étage/du volume, et positionnement de projet qui vise souvent une clientèle internationale. Un produit bien “packagé” (architecture, prestations, exclusivité) est plus lisible, donc plus liquide, à la revente.
3) Talbiyeh / Jerusalem Theater : Chopin Street 24 — 45 531 000 NIS (447 m²)
À la frontière de Talbiyeh, face au Jerusalem Theater, un appartement situé Chopin Street 24 a été vendu 45 531 000 NIS pour 447 m² (10 pièces). Le point marquant ici est le positionnement “résidence avec services” (piscine intérieure, spa, fitness, sauna évoqués via l’ensemble hôtelier adjacent) : Jérusalem adopte de plus en plus les standards internationaux du luxe résidentiel, où l’on achète autant une adresse qu’un niveau de service.
4) Geula : penthouse Hanina Schiff Street 8 (Schneller) — 37 000 000 NIS (272 m²)
Enfin, un penthouse de 272 m² (7 pièces), au 8e étage d’un immeuble de Hanina Schiff Street 8, a été vendu 37 M NIS. Le bien est rattaché au projet Marom Jerusalem dans le complexe de Schneller, décrit comme une zone devenue premium avec un caractère ultra-orthodoxe marqué. C’est un bon rappel : à Jérusalem, la demande haut de gamme peut être très segmentée, et certains micro-marchés (par communauté, par usage, par proximité de pôles spécifiques) soutiennent des prix élevés.
Tendances à retenir en 2025
La demande internationale pèse lourd dans le haut de gamme
L’analyse 2025 met en avant une forte participation d’acheteurs étrangers dans les transactions de luxe, et l’idée que l’achat n’est pas uniquement une résidence secondaire mais aussi un ancrage patrimonial de long terme. Pour l’investisseur, c’est crucial : la profondeur de la demande n’est pas seulement locale, ce qui peut stabiliser les prix des actifs vraiment uniques.
“Appartements vides” : un risque à monitorer, pas un détail
Le débat autour des logements occupés de manière intermittente dans les zones chères du centre et de la ville historique renvoie à un sujet de gouvernance urbaine : pression sociale, fiscalité locale, contrôle et suivi difficiles. Un investisseur prudent doit intégrer ce paramètre dans son scénario de détention (horizon, usage, conformité, stratégie locative).
Questions fréquentes sur l’immobilier de luxe à Jérusalem
Quel est le bien résidentiel le plus cher vendu à Jérusalem en 2025 ?
La transaction la plus élevée citée ici atteint 78 897 000 NIS pour une propriété située à Talbiyeh
Quels quartiers ressortent dans les ventes les plus chères ?
Dans ces transactions, Talbiyeh ressort fortement (Hovevei Zion, Chopin), ainsi que le centre premium proche d’Independence Park et un segment haut de gamme à Geula/Schneller.
Pourquoi Talbiyeh est-il si cher ?
Parce que le marché y rémunère la rareté : emplacement central, prestige historique, offre limitée et biens difficilement remplaçables. Les transactions 2025 illustrent cette “prime de rareté”.
Les prix records concernent-ils uniquement des appartements ?
Non : la vente la plus élevée citée à Jérusalem porte sur une propriété/villa à Talbiyeh. Les autres transactions marquantes concernent des duplex et penthouses.
Les biens les plus chers sont-ils plutôt neufs ou anciens ?
On voit les deux : une propriété historique (Talbiyeh) et des projets premium plus “modernes” (duplex en projet, résidence avec services). Cela montre que le luxe à Jérusalem peut se jouer sur le patrimoine comme sur le “produit international”.
Les résidences avec services (spa, piscine, etc.) augmentent-elles la valeur ?
Oui, car elles rapprochent l’offre des standards internationaux du luxe résidentiel et élargissent la demande à une clientèle habituée à ce niveau de prestations.
Si 2025 enseigne une chose, c’est que Jérusalem n’est pas un marché où l’on “achète au prix du m² moyen”. Le haut de gamme y répond à une logique d’actifs rares : adresse ultra-prime, vue, histoire, services, et offre très limitée. Dans cette configuration, le risque principal n’est pas seulement macroéconomique : il se situe aussi dans la réglementation (usage des logements, fiscalité, contraintes locales) et dans la sélection du bon micro-marché (quartier, communauté, projet, qualité de gestion).




